Nouvel album: Mauves se sent plus libre .

Publié le 5 Octobre 2016

Alexandre Martel, Julien Déry et Cédric Martel

 

 

 

Avec Coco, le groupe montréalais Mauves propose un album abouti au son résolument rétro, dans lequel ses membres se sont véritablement laissés aller pour la première fois.

Profitant d'un des derniers jours chauds de l'année pour déguster une bonne grosse pinte de bière sur une terrasse, Julien Déry, Alexandre Martel et son frère Cédric Martel relaxent avant que la folie de l'album Coco ne s'empare de leur quotidien. Le trio s'est enjoint les services de Charles Blondeau, absent de l'entrevue, pour ce troisième opus aux accents seventies.

Il aura fallu trois albums complets et deux EP pour que les gars de Mauves créent de la musique sans arrière-pensée. «Avec le premier album, on voulait prouver qu'on était capables de faire de la pop. Ensuite, on a voulu complètement se distancier de ça et on a fait un album vraiment progressif avec des chansons super complexes», raconte Julien Déry.

Les musiciens ont atteint une maturité nouvelle avec Coco. «On a tellement toujours voulu prouver quelque chose! Maintenant, c'est juste assumé et confortable et on est bien dans ce qu'on fait», renchérit Alexandre Martel.

 

 

 

 

 

 

Un album fait «à l'ancienne»

Cette confiance en leurs moyens a déteint sur la fabrication de cet album au son rétro. «On voulait quelque chose de direct et de plus immédiat que le disque d'avant. On a donc tous enregistré ensemble avec deux guitares, une basse et une batterie et on sent cette excitation-là et ce plaisir de jouer ensemble sur l'album», détaille Alexandre Martel.

Cette méthode d'enregistrement pose toutefois un défi supplémentaire. «Avant on se disait: "Ah bah, on va s'arranger en post-production". Là, il fallait prendre le temps de tout "setter" en avance, mais ça paraît vraiment au final», explique Cédric Martel.

Ce travail demandait également une maturité musicale que les membres du groupe ne possédaient pas auparavant. «C'est vraiment le premier album où on se sentait prêts à faire de la session live, et c'est pour ça que ça sonne autant comme un album des années 1970», souligne Julien Déry.

 

 

 

 

 

Un pas en avant

Les gars en profitent pour lancer une flèche aux radios commerciales, qui selon eux excluent une panoplie d'artistes ne rentrant pas dans un moule précis. «Dans les années 1960 et 1970, ce qu'on considère être de la super bonne musique, ça passait à la radio! Les gens n'étaient pas plus intelligents, c'est juste que les programmateurs faisaient le choix de ne pas juste passer de la musique de marde [sic] formatée», lance Alexandre Martel. «Je ne pense pas qu'on va être le coup de cœur de Rouge FM», rigole Cédric Martel.

Avec Coco, les musiciens originaires de Limoilou sentent tout de même qu'ils ont franchi une étape importante. «J'ai vraiment l'impression que c'est l'Album qui va nous faire connaître d'un plus grand public», croit Julien Déry. Et ce, avec ou sans la radio.

Rédigé par Régis Baillargeon

Publié dans #musique

Repost 0
Commenter cet article