Vincent Vallières: Une question d’équilibre.

Publié le 27 Mars 2017

 

 

Vous ferez peut-être le saut en écoutant le septième album de Vincent Vallières. Le temps des vivants ne ressemble pas à ses derniers opus.

Une émotion plus mûre l’habite, un son plus rock et moins peaufiné le fait vivre. Cependant, une chose n’a pas changé : sa plume «québécoise, pour les Québécois».

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En présentant un disque différent des deux derniers, est-ce que le chanteur a peur que le public ne le suive pas? «Oui, mais j’ai peur aussi que, si je ne change pas assez, les gens ne me suivent pas plus, qu’ils disent que c’est trop pareil.» Au final, c’est une question d’équilibre.

Et le mot «équilibre» revient souvent dans le discours de Vincent Vallières, lui qui dit jongler entre le changement et la constance, entre sa vie de personnalité publique et sa vie personnelle, entre le feeling du musicien et l’intérêt du grand public.

S’il y a un élément qui le garde équilibré, c’est probablement sa prose honnête. Le fait qu’il écrive exclusivement sur des sujets qu’il connaît et dont il a envie de parler fait qu’on retrouve la touche Vincent Vallières sur tous ses albums, y compris le dernier.

Le chanteur a d’ailleurs trouvé un mot qui décrit parfaitement son genre de poésie: la «québécitude». Il s’explique. «Je parle de ce que j’aime et je le dis comme je le veux pour toucher des gens d’ici. C’est de la musique faite ici pour les gens d’ici. Je trouve ça important que des chansons de chez nous puissent parler aux gens de partout au Québec.»

Une chanson en particulier évoque vraiment bien la «québécitude» de ses textes. À hauteur d’homme, qui est aussi sa chanson préférée de l’album, se veut un hommage à ses parents et à ses grands-parents, et aux travailleurs en tous genres.

«Mon idée première [quand je fais de la musique] n’est pas tant de surprendre que d’être efficace. Il faut que ça parle aux gens. Si je m’éloigne trop de ça, je m’éloigne de mon essence.» –  Vincent Vallières

https://www.youtube.com/watch?v=0qLzM4emjBY

On va s’aimer encore
En 2009, sur l’album Le monde tourne fort, Vincent Vallières lançait la chanson On va s’aimer encore. Pour cette ballade, l’auteur-compositeur remportera plusieurs prix, dont le Félix de la chanson populaire de l’année en 2011. Est-ce que le chanteur voit un avant-après On va s’aimer encore? Absolument.

«C’est une grande chance d’avoir pu vivre un succès comme ça, avec cette chanson-là que j’adore et que je suis content de chanter tous les soirs. C’est arrivé à un bon moment», explique-t-il. Sauf que… «S’il y a une leçon à tirer de ça, c’est que ce serait peut-être une erreur d’essayer de refaire une chanson comme ça.»

Alors, ne vous attendez pas à trouver une ballade du même genre sur ce nouvel album. Au matin du lendemain est probablement celle qui s’en rapproche le plus.

Et si On va s’aimer encore est l’une de vos chansons favorites, sachez que vous n’êtes pas seuls. Vincent Vallières se fait souvent demander de chanter sa composition à des mariages. S’il ne peut pas être là pour l’interpréter, faute de temps, il est heureux de voir que sa chanson a su se frayer un chemin dans le cœur des Québécois et qu’elle accompagne des moments importants de leur vie. «C’est la paye ultime», confie-t-il, ému.

Rédigé par Régis Baillargeon

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