Francouvertes: Lydia Képinski récolte les honneurs.

Publié le 10 Mai 2017

 

Au lendemain de la grande finale de «La Voix», on connaissait l'issue des 21es Francouvertes, concours de talents francophones émergents, dont la Montréalaise Lydia Képinski est sortie grande gagnante au Club Soda tard lundi.

Préférée à ses deux adversaires, Les Louanges (Vincent Roberge) et Laurence-Anne, l'artiste au style pop alternatif que certains comparent à Klô Pelgag rejoint ainsi les rangs des Bernard Adamus, Les Soeurs Boulay, Damien Robitaille et Loco Locass, quelques lauréats des années précédentes.

«Je me sens un peu lendemain de veille», a lancé au bout du fil mardi celle que le public et un jury de l'industrie, dont faisaient partie les porte-paroles Philippe Brach et Rosie Valland, ont élue à parts égales.

 

 

 

Parcours d'athlète

Après que la victoire lui a échappé aux mains de Samuele à la dernière édition du Festival en chansons de Granby, elle rappliquait pour une seconde fois aux Francouvertes avec la détermination d'une athlète. «Je pense que la seule raison pour laquelle on participe à des concours, c'est pour les gagner. Un concours, ça t'oblige à te fixer un objectif. La victoire, c'est un peu la carotte au bout du bâton.»

Les Francouvertes, toujours un bon tremplin? «Oui, mais ça ne garantit pas qu'il y a de l'eau dans ta piscine. Il faut que ta machine personnelle soit déjà en branle pour en bénéficier. Il ne faut pas penser qu'en participant à un concours, les choses vont venir d'elles mêmes, sans effort.»

Si elle ne prévoit plus participer à des compétitions de chants, l'idée de s'inscrire à «La Voix» lui a déjà effleurée l'esprit: «J'y ai pensé [...] À «La Voix», tu es propulsé à la célébrité, alors que c'est davantage la recherche artistique qui m'intéresse. Mais, j'aimerais avoir les deux! Ça ne me dérange pas que ça prenne du temps.»

 

Un premier album

En plus de présences assurées à plusieurs festivals, les 10 000 dollars $ encaissés par l'auteure-compositrice-interprète d'origines franco-polonaises serviront à l'enregistrement d'un premier album dès l'été. «La facture musicale restera la même (que le EP de quatre pistes lancé à l'automne). Je donne souvent comme exemple le rap, ce que j'aime c'est que les mots et les paroles soient mis de l'avant. L'album n'a pas de titre pour l'instant, on n'est pas encore passé à travers le processus de sélection des chansons. J'en ai une trentaine en banque.»

Rédigé par Régis Baillargeon

Publié dans #Musique

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