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Articles avec #album cd tag

Publié le 12 Septembre 2017

 

 

 

Non aux puissants
Les Chiens
EP2
Note: 

Les Chiens n’ont eu besoin que de quatre petites tounes pour exprimer (et décrier) le malaise social ambiant. «Dans les bras de la peur / la comédie des horreurs / va m’écraser le cœur», chante Éric Goulet, derrière les riffs rentre-dedans de sa guitare, bien appuyé par Marc Chartrain (batterie) et par Nicolas Jouannaut (basse). Après un premier mini- album sorti en 2016, le trio débarque avec EP2, un petit ensemble rock irrésistible et contestataire. Les deux efforts seront combinés pour faire un vinyle dont la sortie est prévue à l’automne. À ne pas rater.

 

Déjà un classique
Mon Doux Saigneur
Mon Doux Saigneur
Note: 

Mon Doux Saigneur commence une ascension qui promet déjà de l’inscrire aux classiques du folk québécois. Avec ce premier album éponyme, le projet mené par Emerik St-Cyr Labbé, qui s’est illustré sur les scènes de Coup de cœur francophone et des Francouvertes, nous offre des paysages musicaux vaporeux et complexes, mais très sombres. Les synthétiseurs ajoutent une vibration lo-fi qui appuie à merveille les arrangements de guitares, plus folk-rock. On chantonne encore les paroles tristes et douces de Chaque matin et Le courant.

 

 

 

Un peu simple
Peter Katz
La somme de tous nos efforts
Note: 

Si le nouvel album de Peter Katz semblera étrangement familier à ses fans, c’est parce que le chanteur a traduit des pièces de son répertoire anglophone vers le français. Quelqu’un qui connaît déjà sa plume trouvera peut-être que les chansons traduites manquent de poésie, de finesse. On pense notamment à Quand je ne vois que noir, dont les rimes ensoleilles-réveille-merveilles sont un peu simples. Mais quelqu’un qui entend la musique de Peter Katz pour la première fois sera assurément charmé par sa voix douce et ses mélodies touchantes.

 

 

 

En terrain connu
Jon Cohen Experimental
Go Getters
Note: 

Contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire, le groupe bâti autour de Jon Cohen ne fait pas dans la musique expérimentale. Le vétéran de la scène montréalaise, qui a notamment joué avec The Dears, propose plutôt un rock indie saupoudré de quelques touches psychédéliques et grunge. Le résultat rappelle parfois les Flamings Lips, particulièrement la voix de Cohen, l’extravagance en moins. On aime bien Ready to Go, qui ouvre l’album avec un groove bien lourd, mais ce cinquième opus manque cruellement de pièces capables de se démarquer.

 

  

 

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Rédigé par Régis Baillargeon

Publié dans #Album CD

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Publié le 6 Juin 2017

 

 

 

KATY PERRY, WITNESS

 

Il s’agit de l’un des retours les plus attendus de l’année. La chanteuse, qui nous a présenté la très entraînante Chained to the Rhythm aux Grammys, en février, a depuis levé le voile sur deux autres extraits de son disque: Swish Swish (très dance) et Bon Appétit. Inutile de préciser que les attentes sont grandes envers ce nouvel opus.


Sortie: 9 juin

 

LORDE, MELODRAMA

 

IMAGINE DRAGONS, EVOLVE

 

Imagine Dragons, groupe à qui l’on doit les succès Radioactive,Demons et I Bet my Life, nous présentera ce mois-ci son troisième opus. Jusqu’à présent, les choses regardent plutôt bien pour eux, puisque le premier extrait, Believer (d’une grande efficacité), fait bonne figure sur les palmarès. Espérons que le reste de l’album soit à la hauteur.


Sortie: 23 juin

 

TLC, TLC

 

TLC, devenu duo en 2002 en raison du décès tragique de Lisa «Left Eye» Lopes, effectue son retour sur disque après une absence de 14 ans. Est-ce que les chanteuses qui nous ont donné les succèsWaterfalls, No Scrubs et Unpretty auront toujours la cote auprès des amateurs de R&B? C’est ce que nous découvrirons sous peu.


Sortie: 30 juin

 

COLDPLAY, KALEIDOSCOPE

 

C’est un EP de cinq titres, lié de près à l’album A Head Full of Dreams, lancé en 2015, que Coldplay devrait nous présenter à la fin du mois. Au menu: la ballade Hypnotised, dévoilée en mars, ainsi que le succès Something Just Like This, fruit d’une collaboration avec le duo The Chainsmokers.


Sortie: Le EP est attendu le 30 juin, selon Billboard, mais l’information n’a pu être confirmée par Warner Music Canada

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Rédigé par Régis Baillargeon

Publié dans #Album CD

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Publié le 29 Mai 2017

 

 

Cette semaine, l’équipe a écouté les derniers albums de Crash ton rock, Catherine Leduc et Lubik.

 

 

Sobre punk
Crash ton rock
Volte-face
Note: 

Du punk sobre, ça existe? Ç’a ben d’l’air. Volte-face, le plus récent album de Crash ton rock, en est la preuve. Sobre ne veut toutefois pas dire tranquille. Les nouvelles pièces du banddu Saguenay sont peut-être présentées en toute simplicité, mais elles rentrent au poste. Si les rythmes sont souvent festifs (le petit côté country ajoute à l’ambiance de party), les textes sont plutôt sombres, qu’il soit question de problèmes existentiels – «J’ai blessé d’Est en Ouest / Des gens que j’ai aimé» – ou de société – «Brûle, brûle le Québec brûle / J’ai depuis longtemps fait mon deuil». Cette atmosphère mélancolique s’accorde parfaitement avec la voix d’Éric Lapointe en moins magané du chanteur Jonathan Tremblay. Guillaume Beauregard a réalisé la galette. On sent l’influence du Vulgaire Machin, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Volte-face est un album qui mérite une place dans votre rotation estivale, surtout s’il fait un peu gris.

 

Pop psychédélique
Catherine Leduc
Un bras de distance avec le soleil
Note: 

«Je reconnais cette voix», vous direz-vous en écoutant les premières paroles de cet album. C’est que Catherine Leduc est l’ex-chanteuse de Tricot Machine. Si ce deuxième opus est différent de ce que proposait justement le groupe il y a quelques années, et différent de son premier album solo, Rookie, Un bras de distance avec le soleil n’est pas décevant du tout. Catherine Leduc propose une musique planante, qui oscille entre la pop et le folk, et qui teste plusieurs sons et arrangements différents. Ses textes sont personnels, honnêtes et sentis. Elle y parle avec une grande vulnérabilité du métier de chanteuse, du milieu artistique et, surtout, du statut doux-amer de célébrité. D’ailleurs, la pièce-titre utilise le soleil comme métaphore pour le succès : «Un bras de distance avec le soleil pour éviter de cuire, de l’espace au-dessus de ma tête pour continuer de grandir.» Dit avec une telle poésie, ça rend la célébrité beaucoup plus jolie.

 

 

 

 

 

Brutal
Lubik
Vivant
Note: 

L’Abitibi est peut-être une terre de roches, mais certainement pas un désert culturel. Les quatre gars de Lubik le prouvent à leur tour avec leur deuxième long jeu, Vivant. Avec une énergie brute qui rappelle les Dales Hawerchuck ou les premiers albums de Galaxie, le quatuor martèle un rock simple, mais efficace. Les amateurs de gros riffs sales y trouveront leur compte, notamment sur les deux premières pièces,  les très lourdes One shot deal partie 1 et Clerval. Toutefois, la formule semble s’épuiser au fil des 11 chansons, faute de variété. L’infarctus, pièce instrumentale au piano, ajoute une facette intéressante à l’ensemble, mais se trouve reléguée à la toute fin de l’album. Bref, un CD qui ne réinvente pas la roue, mais qui rentre dedans.

 

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Rédigé par Régis Baillargeon

Publié dans #Album CD

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Publié le 3 Avril 2017

 

 

Énigmatique

Julien Sagot
Blue Jane

Difficile de catégoriser Blue Jane, le troisième album solo de Julien Sagot, l’ancien percussionniste de Karkwa.
Sa musique onirique est au service d’une poésie unique, parfois déstabilisante, qui nous entraîne dans un univers éclaté.
Il en résulte un mélange intrigant de bidouillages électroniques, de sonorités plus classiques (guitare, piano, voix) et de paroles surréalistes («Regarde ce crocodile nourri à la guimauve»). Après plusieurs écoutes, on n’est toujours pas certain d’avoir compris, mais on a au moins la conviction d’être tombé sur un auteur-compositeur-interprète entier et original. À écouter pour se faire une tête : Les sentiers de terre, rencontre étonnante entre la voix grave à la Gainsbourg de Sagot et le chant aérien de Frannie Holder (Dear Criminals, Random Recipe).

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Bon Blunt
James Blunt
Afterlove

Auteur d’une des ballades les plus surjouées de tous les temps, James Blunt s’est glissé dans le classeur «Bannis» de moult détracteurs. Mais à force de se faire picosser, le crooner british a choisi de répliquer. En mode confession, il se désole d’emblée qu’on l’ait si souvent «traité de graine» (et non, il ne chante pas seed en anglais). «J’ai fait des trucs moches, mais ça fait mal» ajoute-t-il sur ce Love Me Better aux beats à la Chainsmokers (signés par les gars de OneRepublic). Sur Lose My Number, il s’étonne qu’une fille ait fait exactement ça : «perdre» son numéro. Voyons, bébé, pourquoi tu m’appelles pas? T’as oublié? Non, James, elle a juste pas envie de te parler. Nous, par contre, on va t’écouter le raconter avec plaisir. Car même si ton cinquième est plus fleur bleue que Moon Landing et All the Lost Souls (ça s’peut), il reste, toujours, les bonnes mélodies. Sans oublier ce sens de l’autodérision quand tu lances : «J’m’excuse pour la toune que j’ai écrite en 2005.» Tout est pardonné. You’re beautiful, JB.

 

 

 

 

Répétitif
Angee Wings
Angee Wings

Les premières notes du EP éponyme d’Angee Wings sont prometteuses : elles mettent du soleil dans vos oreilles et vous donnent envie de claquer des doigts, voire de vous lever et de danser. Difficile de rester indifférent à ses six courtes chansons colorées, rafraîchissantes et légères. Ce premier opus sonne exactement comme ce qu’on attend d’un album qui sort au printemps. Il sent le renouveau et les jours plus chauds. Cependant, les paroles de l’auteure-compositrice-interprète sont répétitives. Sur la chanson Merci, elle dit près d’une dizaine de fois le mot «merci» (on les a comptées). Même constat sur la chanson Une autre journée, ou elle répète le titre de la chanson au moins 10 fois. Si elle variait un peu son lexique, ce serait un coup de cœur assuré et on aurait envie de cliquer sur «rejouer».

 

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Rédigé par Régis Baillargeon

Publié dans #Album CD

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Publié le 20 Mars 2017

 

 

Légèreté
Albin de la Simone
L’un de nous
Note: 

M. de la Simone, c’est l’ourson sur la pochette. L’artiste ne se prend visiblement pas au sérieux, et ça se reflète dans la douce absurdité de ses textes, comme en témoignent les titres Embrasse ma femme et Ma barbe pousse. La conception de ce cinquième album de l’artiste français est singulière :en deux jours, il a enregistré seul piano et voix. Puis, il a mandaté ses collaborateurs pour habiller l’ensemble. Harpe, scie musicale, violons et violoncelles agrémentent ainsi joliment les pièces, qui se laissent écouter en toute légèreté.

– Marie-Lise Rousseau

Voyage mélodique
CFCF / Jean-Michel Blais
Cascades
Note: 

Cet EP issu d’une collaboration entre le pianiste Jean-Michel Blais et le producteur CFCF est un doux voyage mélodique. Même si les machines électroniques sont présentes, il n’est pas question de gros beats ou de basses puissantes. C’est plutôt en appui mélodique au piano que le montréalais Mike Silver, alias CFCF, fait sentir sa présence, faisant de Cascades une proposition relaxante, mais cérébrale tout à la fois. Les influences du compositeur minimaliste américain Steve Reich se font fortement sentir, surtout sur le titre Two Mirrors.

 
 
 
 
 
 
 

– Dominique Cambron-Goulet

Bien à lui
Jacques Jacobus
Le retour de Jacobus
Note: 

Jacques Alphonse Doucet est maintenant Jacques Jacobus. La moitié de l’excellent duo Radio Radio fait cavalier seul, au moins le temps d’un album, intitulé Le retour de Jacobus. Le rappeur ne s’est pas trop éloigné de l’univers musical dans lequel il bidouille depuis 10 ans. L’ancien de Radio Radio, Arthur de Comeau, a d’ailleurs été impliqué dans la création des chansons. Cela dit, Jacobus s’approprie son monde par les thèmes qu’il aborde (apparemment, il est un gros fan de magie), faisant de l’album une œuvre unique et personnel.

– Mathieu Horth-Gagné

 

 

 

 

Invincibles
IAM
Rêvolution
Note: 

Le dernier disque d’IAM, paru en 2013, devait être… le dernier. Manifestement, les invincibles ninjas du rap français n’avaient aucune envie de s’arrêter, car ils reviennent quatre ans plus tard avec un huitième album, le plus énergique des 15 dernières années. Outre quelques titres qui auraient pu être mis de côté, les pièces de Rêvolution sont l’œuvre d’un groupe qui, après un quart de siècle de carrière, se laisse aller à son art avec un plaisir et un dévouement intacts. «Ça nous fait ça depuis longtemps», chante Shurik’n. On le croit.

– Maxime Huard

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Rédigé par Régis Baillargeon

Publié dans #Album CD

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Publié le 8 Février 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le premier EP de Liana Bureau s’intitulera Prime Time et il sortira le 3 mars. L’artiste de Québec en a donné un avant-goût lundi en dévoilant l’extrait Good Intentions.

Soutenue par des synthétiseurs langoureux et évoquant le son R&B du Torontois The Weeknd, Good Intentions place assurément Liana, ancienne participante à La Voix en 2015, sur la trajectoire des musiques urbaines.

 

 

 

 

Elle avait d’ailleurs annoncé ses couleurs, en août 2016, en flirtant avec la pop dansante sur On the Run, premier single de ce minialbum qui comptera cinq compositions.

«Tout me ramène au R&B, mais les voix sont soul. C’est vraiment important pour moi. Les voix qui me touchent le plus sont organiques, ont une émotion et transmettent le message de la chanson dans son interprétation.

 

Lancements

La sortie de Prime Time sera soulignée par deux concerts de lancement. Liana s’exécutera d’abord au Divan orange, à Montréal, le 8 mars, dans le cadre de Montréal en lumière, avant de récidiver le lendemain à Québec, au Maelstrom Saint-Roch.

En janvier dernier, elle avait mis en ligne une reprise personnalisée de Hold On We’re Going Home, du rappeur torontois Drake, un titre qui ne se retrouvera pas sur Prime Time.

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Rédigé par Régis Baillargeon

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Publié le 1 Février 2017

 

 

 

Le nouvel album de Brigitte Boisjoli portera le sceau Luc Plamondon. La future maman et le célèbre parolier conjugueront leurs efforts au cours des prochains mois afin d’enregistrer des chansons bien connues et d’autres moins de ce dernier.

 

 

La sélection des titres qui se retrouveront sur le prochain disque de Brigitte Boisjoli se fera prochainement. L’entrée en studio aura quant à elle lieu au printemps.

À 34 ans, l’ancienne participante de «Star Académie» en 2009 n’arrive toujours pas à croire qu’elle travaillera avec celui dont le nom est associé aux comédies musicales «Starmania» et «Notre-Dame-de-Paris».

«Depuis des semaines, les chansons de Luc occupent mon esprit jour et nuit. Je me sens tellement privilégiée de pouvoir créer ce nouveau projet avec sa participation à mes côtés, pincez-moi quelqu’un!», a exprimé Brigitte Boisjoli dans un communiqué.

Pour sa part, Luc Plamondon n’allait pas passer la chance de collaborer avec celle qui l’a maintes fois laissé «sans mot».

«Brigitte est une artiste qui ne laisse personne indifférent. Elle mord dans chaque mot, elle livre chaque note avec justesse et intensité. Elle possède une polyvalence très rare», a-t-il exprimé.

La première rencontre entre les deux artistes remonte à 2011 à Toronto, lors de l’intronisation de Luc Plamondon au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens. En spectacle, Brigitte Boisjoli en avait profité pour plonger dans le répertoire de ce dernier.

Ce sont Jean-Philippe Audet et Éric Maheu qui réaliseront cet opus dont la sortie est prévue en octobre prochain, soit quelques mois après la naissance prévue de la fille de la chanteuse.

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Rédigé par Régis Baillargeon

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Publié le 30 Janvier 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après une pause musicale de plusieurs années pour tâter le terrain politique, Wyclef Jean effectue un retour en force avec un nouvel EP, J’ouvert, et un troisième album de sa série Carnival, qui verra le jour cet été.

Lorsqu’on serre la main d’un Wyclef Jean pensif dans la suite d’un hôtel du Vieux-Port de Montréal, la veille de l’investiture du président Trump, le musicien et producteur américain d’origine haïtienne met un terme à une semaine médiatique fort chargée.

Il y a d’abord ce tweet (effacé depuis) qui a suscité une vague d’indignation lors de la journée Martin Luther King, dans lequel Jean affirmait que «Martin Luther King Jr. s’est battu parce que toutes les vies comptent (“all lives matter”)», que plusieurs ont vu comme un affront au mouvement Black Lives Matter. Ensuite, il y a eu l’immense succès viral du vidéoclip d’une chanson affectueusement intitulée Wyclef Jean de son pote rappeur Young Thug, que Wyclef décrit comme un «génie chaotique (“chaotic genius”) qui me connaît mieux que je me connais moi-même, si tu vois ce que je veux dire».

Mais si on a rendez-vous avec ce membre fondateur des Fugees, c’est plutôt parce que l’ambassadeur de bonne volonté d’Haïti s’apprête à lancer son premier album en sept ans. Il prépare le terrain pour son Carnival III: Road To Clefication, qui verra le jour cet été, avec le EP J’Ouvert, nom de la grande fête de rue aux accents calypso, soca et reggae qui donne le coup d’envoi des carnavals caribéens, ainsi que de la parade West Indian Day de Brooklyn, à laquelle Wyclef assiste depuis longtemps.

Il nous parle de son absence prolongée des studios d’enregistrement comme de «son moment John Lennon. «Lorsque Lennon s’est retiré du monde musical, il a toujours continué à créer, explique le rappeur de 47 ans. Tu n’arrêtes jamais de créer. Mais il y a une cause qui a pris le dessus pendant ce temps-là.»

«En tant qu’artiste à Hollywood, s’il y a quelque chose que tu n’aimes pas, tu peux le changer. Pour la simple raison que t’es une vedette. J’aimerais voir plus de gens se mobiliser.» –Wyclef Jean, citant Angelina Jolie et George Clooney comme exemples de stars citoyennes qui n’hésitent pas à passer à l’action

Autant en personne que sur J’Ouvert, le vétéran fait allusion à sa candidature rejetée aux présidentielles d’Haïti de 2010, puisqu’il ne remplissait pas la «condition» d’avoir vécu au pays pendant cinq années consécutives avant de se présenter comme candidat. «J’avais un passeport diplomatique, donc j’étais éligible, se défend l’artiste natif de la commune de Croix-des-Bouquets. D’ici quelques années, je vais publier mon prochain livre, qui s’intitulera If I Was President (Si j’étais président), et dans lequel je vais raconter toutes les choses auxquelles je me serais attaqué en Haïti, comme le taux d’analphabétisme de 80% de la population. La seule vraie révolution pour cet endroit, c’est une révolution intellectuelle.»

 

 

 

 

Le EP J’Ouvert comprend d’ailleurs la chanson If I Was President, avec son refrain qui laisse peu de place à l’ambiguïté : «Si j’étais président, je serais élu le vendredi, assassiné le samedi, enterré le dimanche.» Bien sûr, ce titre pourrait tout autant être inspiré du climat de discorde qui perdure dans son pays d’accueil, lui qui a quitté la perle des Antilles à l’âge de 10 ans avec sa famille pour atterrir aux États-Unis.

Jean, qui a déjà fait une brève apparition à l’émission de télé-réalité The Apprentice, pilotée par l’actuel président américain Donald Trump, a toujours fièrement revendiqué son identité de réfugié (le mot «Fugees» en est d’ailleurs l’exemple le plus probant). Ce résident permanent aux États-Unis a maintes fois répété que notre voisin du sud était une nation de réfugiés et d’immigrants. Je n’ai donc pu m’empêcher de lui demander ce qui lui passait par la tête, un jour avant l’entrée en fonction d’un homme s’étant fermement rangé dans le camp anti-immigration… «Il a dit qu’il serait le président de tous les Américains, et je crois que c’est important de le souligner, a-t-il précisé avec retenue. Je dirais aussi que les mots ont un pouvoir. Je dois tout mon succès à mes parents, qui ont pris un gros risque en immigrant aux États-Unis. Et au final, il ne faut pas oublier que nous sommes tous des descendants d’immigrants.»

 

 

 

 

J’ouvert
Disponible dès vendredi

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Rédigé par Régis Baillargeon

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Publié le 23 Janvier 2017

 

Nouveaux classiques
Popdejam
Popdejam, l’album
Note: ...½

Popdejam, émission diffusée à V dès dimanche, a pour mission de faire revivre de grands succès québécois avec les voix de la relève. Coup de cœur pour la reprise de Corridor, de Laurence Jalbert, par Antoine Corriveau. Sa version est sombre, tout en douceur, collée aux paroles. La version hyper contrastée de Si fragile, de Luc De Larochelière, par Karim Ouellet est aussi impressionnante. Cette pièce, qui réussit chaque fois à nous tirer une larme (vous aussi, non?), prend un tout autre sens sur cet album.

 

 

Apaisant
Kid Koala feat. Emiliana Torrini
Music to Draw To: Satellite
Note: ...½

Habitué du scratch, le DJ et producteur montréalais Kid Koala met les platines de côté pour ce plus récent album. Exit les samples de blues, on a ici affaire à une musique électro très planante, quasi contemplative. Le doux chant aéré de l’artiste islandaise Emilíana Torrini flotte au-dessus d’un tapis sonore tout aussi calme. Les deux musiciens œuvrent dans une symbiose apaisante, malgré quelques harmonies plus dissonantes et des bidouillages électros.

 

 

 

 
Stratosphérique
SHPIK
Fabulation
Note: ... 

Le premier opus du trio jazz montréalais SHPIK porte bien son nom. Mené par le jeu aérien du pianiste et compositeur Arnaud Spick-Saucier, Fabulation nous entraîne dans un univers onirique qui oscille entre douceur, énergie et expérimentation délirante. Le résultat décoiffe parfois, mais demeure accessible au néophyte du jazz. Gros coup de cœur pour la première pièce, Extinction, qui débute tout en délicatesse avant de nous amener vers dessommets impressionnants.

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Rédigé par Régis Baillargeon

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Publié le 17 Janvier 2017

 

 

Que mettrez-vous dans vos oreilles cet hiver? Voici les sorties CD les plus attendues, pour commencer l’année musicale du bon pied!

 

 

 

 

Almanach
Patrice Michaud

 

L’auteur-compositeur-interprète québécois présentera bientôt son troisième album. Après l’immense succès de Le feu de chaque jour, Patrice Michaud a placé la barre haut. On s’attend à d’autres chansons à succès comme Mécaniques générales et Je cours après Marie, qui ont joué en boucle sur les ondes radio à leur sortie. Le premier extrait de ce nouvel album, Kamikaze, est exactement ce à quoi on s’attend d’une chanson de Patrice Michaud : énergique, ensoleillée et poétique. (1er février)

 

 

 

 

 

 

Déjouer le temps
Julie Lefebvre

Celle qu’on a connue lors de la deuxième cuvée de La Voix (et à Phénomia9 en 2003, pour les plus nostalgiques) présentera bientôt son premier opus. Si elle a maintes fois prouvé qu’elle savait rocker,  Julie Lefebvre choisira plutôt de dévoiler son côté feutré et chaleureux, apprend-on. Cependant, si on se fie au premier extrait de l’album, L’équation, présenté au printemps dernier, on peut s’attendre à encore beaucoup d’énergie malgré tout. (27 janvier)

 

 

 

 

 

 

 

Troisième acte
Sally Folk

La chanteuse nous a habitués à des chansons aux paroles sexy, à des airs aguicheurs, à une musique accrocheuse. Et J’aurai ton enfant quand même, son premier extrait, promet justement ça. Avec
une touche jazz, en plus! Sally Folk prépare son Troisième acte, qui, si vous ne l’aviez pas deviné, est son troisième album en carrière. On est prêt à parier que la date de sortie, qui tombe le jour de la Saint-Valentin, n’a pas été choisie par hasard! (14 février)

 

 

 

 

 

 

(Titre à venir)
Damien Robitaille

Son dernier album datant de 2012, plusieurs seront ravis de savoir que le Franco-Ontarien sera bientôt de retour avec du nouveau matériel. Le premier extrait de ce quatrième album est paru à l’automne 2016. Tout feu tout flamme est tout en énergie et en poésie. Le chanteur a laissé savoir qu’il mettra l’accent sur la voix dans cet album ou, en fait, sur les voix! Chœurs et voix féminines seront à l’honneur sur la plupart de ses nouvelles pièces. (21 février)

 

 

 

 

 

 

 

En vérité
Isabelle Boulay

La chanteuse (et juge à La Voix) lancera un nouvel album de chansons originales au cours du printemps. Isabelle Boulay sera épaulée par plusieurs collaborateurs, des auteurs-compositeurs de renom, dont Cœur de pirate, Carla Bruni et Alex Nevsky, entre autres. Elle proposera des chansons aussi bien country que d’inspiration latine. Son dernier album, intitulé Merci Serge Reggiani, date de 2014. (29 mars)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Oczy Mlody
The Flaming Lips

Le groupe américain de rock alternatif (ajoutons hallucinogène et psychédélique à la description) est de retour avec un nouvel album qui s’annonce fidèle à son style. Deux extraits ont déjà été présentés, dont We A Famly, une chanson très réussie en collaboration avec Miley Cyrus. Une combinaison gagnante sur toute la ligne. How??, le deuxième extrait, est tout aussi bon, voire meilleur. C’est sombre, irréel, onirique même. (13 janvier)

 

 

 

 

 

 

 

The Blood Album
AFI

Depuis ses tout débuts, AFI a changé de style à plusieurs reprises. Sa période la plus fameuse est probablement sa phase emo, en 2009. (On se souvient tous de Miss Murder!) Cependant, depuis le dernier album, qui date de 2013, le groupe semble avoir négligé ses influences sombres (tant sur le plan de la musique que du look) pour retourner vers un punk-rock alternatif. Deux premières chansons donnent le ton : White Offerings et Snow Cats devraient plaire aux fans de la première heure ainsi qu’aux plus récents. (20 janvier)

 

 

 

 

 

 

Remnants
LeAnn Rimes

Princesse de la pop country américaine des années 1990, LeAnn Rimes sera bientôt de retour avec un nouvel album qui semble être plus mûr, plus profond que ses premiers succès. C’est une chanteuse tourmentée et amoureuse (tourmentée par l’amour, en fait!) qui se dévoile dans ses deux premiers extraits, The Story et How to Kiss a Boy. Quand on regarde les titres à venir (Love Line, Outrageous Love, Long Live Love, Love is Love is Love, entre autres!), on peut vraiment voir la ligne directrice de l’album. (3 février)

 

 

 

 

 

 

 

The Ride
Nelly Furtado

Ce sixième album s’annonce moins pop que les précédents. La chanteuse a voulu se concentrer sur les paroles et sa voix, tout en explorant de nouvelles avenues musicales. D’ailleurs, à la première écoute de son premier single, Pipe Dreams, vous ne pourrez probablement pas deviner que c’est Nelly Furtado. Cette chanson électro-pop-groovy ne ressemble en rien à ce qu’elle a déjà présenté
comme musique. Toutefois, n’est-ce pas sa force, justement, de se réinventer à chaque album? (31 mars)

 

 

 

 

 

 

 

Say10
Marilyn Manson

Afin de présenter son 10e album, Marilyn Manson a lancé cet automne un extrait de style bande-annonce, dans lequel il est le protagoniste d’une scène de crime où la victime ressemble drôlement à Donald Trump, selon plusieurs. Cet extrait promet quelque chose de mystérieux, de sombre, de décalé. Du Marilyn Manson typique, quoi. Si vous n’aviez pas remarqué, SAY10 se prononce… Satan. (14 février)

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Rédigé par Régis Baillargeon

Publié dans #Album CD

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